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2 juin 2017 18:30
Librairie Folies d’Encre
9 avenue de la Résistance 93100 Montreuil
LECTURE ET DÉDICACE
Invité: Luis Sepúlveda
Durée 1h
Le XXe siècle a quelque chose d’Homérique. Il a connu quelques monstres, figures politiques qu’ont combattu des héros souvent méconnus.
Luis Sepúlveda nous raconte quelques monstruosités de l’histoire du XXe siècle, à travers la présentation de son dernier livre “La Fin de l’Histoire” (Éditions Métailié – Noir – 2017), traduction David Fauquemberg.
Luis Sepúlveda
Luis Sepúlveda est né le 4 octobre 1949 à Ovalle, dans le nord du Chili. Étudiant, il est emprisonné sous le régime de Pinochet pendant deux ans et demi. Libéré puis exilé, il voyage à travers l’Amérique latine et fonde des groupes théâtraux en Équateur, au Pérou et en Colombie.
En 1978 il participe à une recherche de l’UNESCO sur « l’impact de la colonisation sur les populations amazoniennes » et passe un an chez les indiens shuars.
En 1982 il s’installe en Allemagne jusqu’en 1996. Depuis 1996 il vit dans le nord de l’Espagne à Gijón (Asturies). Il a reçu le prix de poésie Gabriela Mistral en 1976, le prix Casa de las Americas en 1979, le prix international de Radio-théâtre de la Radio espagnole en 1990, le prix du court-métrage de télévision de TV Espagne en 1991. Ses œuvres sont aujourd’hui des best-sellers mondiaux.
Il écrit des chroniques dans El País en Espagne et dans divers journaux italiens.
Le Vieux qui lisait des romans d’amour, son premier roman traduit en français, a reçu le Prix France Culture du roman étranger en 1992 ainsi que le Prix Relais H du roman d’évasion et connaît un très grand succès dans le monde entier, il est traduit en 35 langues.
Luis Sepúlveda est le fondateur du Salon du Livre ibéro-américain de Gijón (Espagne) destiné à promouvoir la rencontre entre les auteurs, les éditeurs et les libraires latino-américains et leurs homologues européens.
Il a également assuré en 2001 la mise en scène de Nowhere, film tiré du conte, Actes de Tola, extrait du recueil Rendez-vous d’amour dans un pays en guerre. Et divers documentaires.
“La fin de l’histoire” – Ce qu’en dit l’éditeur
« La littérature raconte ce que l’histoire officielle dissimule. » Luis Sepúlveda
Juan Belmonte a déposé les armes depuis des années, il vit en Patagonie près de la mer avec sa compagne, Verónica, qui ne s’est pas encore complètement relevée des tortures qu’elle a subies sous la dictature de Pinochet. Mais les services secrets russes qui connaissent ses talents de guérillero et de sniper vont le forcer à leur prêter main forte.
À l’autre bout du monde, un groupe de cosaques nostalgiques a décidé de libérer le descendant du dernier ataman, Miguel Krassnoff. Fils des cosaques russes qui ont participé à la Deuxième Guerre mondiale dans les régiments SS, Krassnoff est devenu général de l’armée de Pinochet, avant d’être emprisonné à Santiago pour sa participation à la répression et à la torture pendant la dictature militaire. Et Belmonte a de bons motifs de haïr “le cosaque”, des motifs très personnels.
De la Russie de Trotski au Chili de Pinochet, de l’Allemagne d’Hitler à la Patagonie d’aujourd’hui, La Fin de l’histoire traverse le XXe siècle tout entier.